On the
road again
Keetmanshoop pourrait être une petite ville américaine, avec
ses rues larges taillées au cordeau, et ses bâtiments cubiques.
Nous faisons quelques courses, expédions quelques nouvelles en France
au cyber-café et prenons la route du sud vers la Fish River et son
célèbre canyon. Première expérience de
"gravel
road". C’est large, tout droit, bien entretenu ; bref, difficile
de se maintenir sous les 80 km/h obligatoires. Pourtant, nous avons été
mis en garde dès notre arrivée au sujet des accidents sur
les pistes. Le loueur nous a même laissé une jolie plaquette
avec des photos de voitures détruites dans des tonneaux : donc, prudence…
Sur la piste du Fish River Lodge
Après un pique-nique au bord du lac artificiel de Naute, nous arrivons,
au milieu de l’après-midi, à l’entrée du
Fish River Lodge. Surprise, le lodge est à 25 kilomètres de
là, au bout d’
une
piste accidentée. Une bonne demi-heure plus tard, nous y recevons
un accueil chaleureux. Riette et Louis, les propriétaires, nous indiquent
le chemin du camp de Koelkrans, au fond du canyon. Avertissement : le camp
est également occupé par une bande de copains sud-africains,
actuellement à la chasse et qui ont un peu oublié de faire
le ménage après avoir fait la fête la veille au soir
(c’est-à-dire bien picolé). A nous de dégager
les sacs de couchage et de les empiler dans les autres huttes… Du
coup, nous gagnons un rabais et la nuit nous reviendra à 200 $N (20€)
Le campement de Koelkrans
La piste du campement, longue d’une dizaine de kilomètres,
descend les pentes abruptes du canyon. Cette fois, les quatre roues motrices
et les vitesses courtes sont obligatoires.
Le
décor est magnifique. Tout en bas, installé au pied d’une
falaise, le camp est sommaire (de chez sommaire).
Les
huttes en bois abritent chacune deux lits de camps et pas de place pour
autre chose. Il y a cependant l’eau courante dans la cuisine ouverte
commune, une douche et de vraies toilettes avec chasse d’eau. Il y
a surtout un bel emplacement pour faire le feu. Nous allons
boire
une bière au coucher du soleil, face à la rivière,
alors qu’un babouin, sur l’autre rive, se promène d’arbuste
en arbuste.
De retour au camp, nous faisons le feu pour, un peu plus tard, déguster
d’énormes tranches de rumsteak et des patates cuites à
la braise, le tout arrosé d’un sauvignon du Cap. Vive l’Afrique
!
Couchés de bonne heure, nous entendons nos chasseurs rentrer vers
11 heures. Ils boiront joyeusement des coups jusqu’à 2 heures
du matin mais nous n'avons pas le courage de nous lever pour les rejoindre
(sans doute à leur grand regret) et leur "fête" ne
nous empêchera pas de dormir.