Départ
du campement
Réveil à 6 heures. Un ou deux chasseurs pointent leurs têtes
ébouriffées et souriantes aux portes de leurs huttes alors
que nous prenons notre petit-déjeuner. Sur le chemin du lodge, nous
escaladons une petite montagne et approchons un très beau
Kokerboom,
nom Afrikaaner d’un arbre-carquois (quiver-tree en anglais). C'est
un arbre typique de la Namibie, ainsi nommé car les Sans utilisaient
son écorce pour en faire des carquois. Au Fish River Lodge, Riette
nous réserve gentiment un B&B à Lüderitz pour le
lendemain soir et nous partons vers le parc du Fish River Canyon.
Le Fish River Canyon
Nous déjeunons au camping de Hobas au milieu de
dizaines
d’oiseaux peu sauvage et affamés avant de rejoindre les
rives du canyon.
Les vues sont impressionnantes,
sans doute un peu moins spectaculaires que celles du Grand Canyon du Colorado,
plus profond et aux couleurs plus variées. Les chemins descendants
ne sont théoriquement accessibles que muni d’un permis du MET
(Ministère de l’Environnement et du Tourisme). Nous nous aventurons
quand même dans une jolie balade d’une demi-heure vers le fond
du canyon avant de remonter profiter des
derniers
rayons du soleil.
Campement confortable
Le camping de Hobas est très agréable avec ses arbres et ses
emplacements spacieux tous munis de l’eau courante, d’un barbecue
en dur et d’un foyer pour le feu. Nous choisissons – en vrais
aventuriers – le foyer pour préparer nos grillades. A dix heures,
le générateur se tait et tout le camping est plongé
dans le noir. Il ne nous reste qu’à ranger les cartes de la
belote et à grimper dans nos tentes, sous une température
bien plus clémente que celle que nous avions connue à Daan
Viljoen.