La ville
fantôme de Kolmanskop
Kolmanskop, à une dizaine
de kilomètres de Lüderitz, à l’intérieur
des terres, fut au début du siècle un important centre de
prospection et d’exploitation des diamants. Construite sur le sable
avec une rigueur toute germanique, elle alignait un ensemble de bâtiments
fonctionnels aux équipements modernes. Usine à glace, hôpital,
salles de sport et de spectacle
témoignent des richesses que rapportaient l’exploitation de
la pierre précieuse. Le déclin de la ville commença
au lendemain de la première guerre mondiale et elle fut définitivement
abandonnée dans les années cinquante.
La vie, dans cet
environnement hostile,
devait être terrifiante : il n’y a bien sûr pas un arbre,
et
quelques buissons rabougris
sont les seules traces de vie naturelle. Les jours de grand vent (presque
tous les jours, paraît-il, à cette saison), il est recommandé
de ne pas parler dehors, sous peine de se retrouver la bouche pleine de
sable…
Mais aujourd’hui, il n’y a pas de vent et la visite de la ville
se fait sous la bonne humeur d’un guide anglophone jovial qui parvient
même à faire chanter LM dans
la
salle de spectacle restaurée. Son interprétation du «
Temps des Cerises » aura marqué les esprits.
Après la visite des principaux bâtiments de la ville, nous
sommes livrés à nous même et mitraillons (photo, vidéo)
les maisons encore debout et
souvent
envahies par le sable.
Agate Bay
Nous avons choisi (sur la carte)
Agate
Bay, grande plage de sable au nord de Lüderitz pour le pique-nique.
Le paysage en bordure d’océan, est lunaire et la plage déserte.
Camille repère de nombreuses empreintes d’animaux, de tailles
respectables. Guépards ?...
La température est très clémente et le vent ne se lève
que vers midi, ce qui, semble-t-il, est exceptionnel pour la région.
Retour parmi les chevaux sauvages
En fin d’après-midi, nous reprenons
la
route du désert vers Aus. Cette fois le vent est plus agressif
et
le sable balaie la route. Le
soleil est déjà bien bas sur l’horizon lorsque nous
arrivons au point d’eau de Garub. Les chevaux sauvages ne sont pas
bien loin, nous sommes seuls, alors
nous
partons à leur rencontre. Preuve que leur sauvagerie est toute
relative, certains d’entre eux viennent aussi vers nous mais se maintiennent
toujours à quelque distance.
Un étalon guide une jument
et son poulain vers le point d’eau. Dès que deux autres
chevaux, sans doute deux jeunes mâles, font mine de s’approcher,
il les charge et les chasse à distance raisonnable. Nous découvrons
ainsi que ce qui semble un vaste troupeau endormi et désorganisé
répond à tout un ensemble de lois et de règles et qu’il
y a, en fait, plusieurs groupes distincts et organisés. Nous restons
parmi eux jusqu’au
coucher du
soleil alors que
le désert,
autour, se pare de couleurs extraordinaires.
Le Klein Aus Vista Ranch
Le camping du Klein Aus Vista Ranch est à quelques kilomètres
de Garub. Nous y passerons une nuit bien fraîche (mais moins qu’à
Daan Viljoen) après qu’une jeune et jolie touriste anglaise,
croisée le matin à Kolmanskop, ait qualifié LM d’un
« Ah ! The Singer ! » révélateur d’un grand
succès de scène…